Les harcèlements incessants de nos fans assoiffés nous ont fait prendre conscience que cela faisait effectivement un sacré moment que nous n'avions rien publié sur ce blog. En outre nous sommes désormais en "vrai" WE après avoir travaillé d'arrache-pied pour performer notre premier examen local : un oral en arabe... de 5 à 10 minutes... Raphaël nous a offert une splendide prestation du Petit Chaperon Rouge revisité à la mode baladi(il a du passer par la douane avec sa bouteille de vin et son tire-bouchon) tandis que Mathilde et Myrtille ont tenté d'avancer le travail du guide blue jeans, qui consiste à donner les bons et mauvais plans aux petits deuxième année qui voudraient nous succéder ici l'an prochain.
Ces derniers temps notre vie fut donc plutôt cairote et concentrée sur les cours et la recherche d'activités externes tel le sport(Raph se met à la boxe et Mathilde au Marriot), le théâtre bilingue(Myrtille a décidé de s'y remettre) ou encore les cours de langue donnés à des Soudanais.
Concernant les cours, nos progrès ont été suffisants pour qu'on ait l'impression de s'en sortir dans la vie courante et pouvoir baragouiner plus de 3 mots aux chauffeurs de taxi ce qui est assez agréable.
Dans le cadre des cours de socioculturel, nous avons visité des ateliers dans le souk le plus grand et le plus célèbre du Caire : le Khan el Khalili. Au milieu de bâtiments tous plus somptueux les uns que les autres, en plein coeur du Caire islamique, à côté du centre névralgique sunnisme représenté par la mosquée et l'université El-Azhar, un véritable souk s'est installé depuis 400 ans.
Les ateliers sont légèrement excentrés du coeur grouillant du souk à touristes. C'est pourquoi, débarquant à 80 "riches blancs" dans des rues étroites, escarpées et plutôt délabrées, nous ne passions pas inaperçus. Après avoir visité de splendides maisons datant de l'époque des Mamelouks et des Ottomans, nous avons pénétré dans une réalité bien moins sympathique et malheureusement encore très actuelle: celle du travail des enfants dans une fabrique de tapis.
(voir à ce propos la très jolie histoire "Ahmed le tailleur" sur le blog de François: http://al-qahira.livejournal.com/). Ces enfants qui n'ont sans doute jamais vu autre chose que le métier à tisser devant lesquels on les fait s'asseoir chaque matin pour nouer des fils devant un outil titanesque et réaliser un ouvrage qui leur prend des mois depuis qu'ils sont en âge de comprendre les gestes à réaliser, c'est à dire souvent à partir de 5ans.
Ils gagnent à peine de quoi manger le pain "baladi"et sont sensés nourrir leur famille. Ils peuvent s'estimer heureux car eux au moins ont un toit et ne sont pas condamnés comme 4 millions d'enfants en Egypte, à vivre dans les rues, mendier leur pain et dormir sous les ponts. Bien-sûr ils n'iront jamais à l'école et ne
sauront donc ni lire et écrire, il leur sera donc très difficile d'avoir une autre ambition que celle de devenir un tisseur "reconnu" mais ils ne se posent le plus souvent même pas la question puisqu'ils n'ont pour la plupart jamais eu l'occasion de sortir véritablement de leur quartier. Cette immersion dans une autre réalité de l'Egypte était importante. Elle nous offre un autre horizon.
Ces derniers temps notre vie fut donc plutôt cairote et concentrée sur les cours et la recherche d'activités externes tel le sport(Raph se met à la boxe et Mathilde au Marriot), le théâtre bilingue(Myrtille a décidé de s'y remettre) ou encore les cours de langue donnés à des Soudanais.
Concernant les cours, nos progrès ont été suffisants pour qu'on ait l'impression de s'en sortir dans la vie courante et pouvoir baragouiner plus de 3 mots aux chauffeurs de taxi ce qui est assez agréable.
1 commentaire:
Et il ne se passe rien en Décembre? ou bien il se passe tellement de choses que vous n'avez pas le temps de les raconter?
Bisous à tous les 3
Anaïs
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